vendredi 14 novembre 2008

MUSEE MAILLOL - Expo SERAPHINE

Séraphine de Senlis:

L'expo après le film

Séraphine de Senlis
PRESENTATION

Humble femme de ménage , de son vrai nom Louis, SERAPHINE DE SENLIS est dévorée par l'envie de peindre, cette fameuse nécessité intérieure dont parlait KANDINSKY à propos de tout artiste gagné par le vrai désir de création. Or c'est dans cette ville de Senlis , où baigne encore un climat gothique, que l'esthète et collectionneur allemand Wilhelm UHDE découvre le talent et la personnalité de celle qui était sa femme de ménage. Uhde est stupéfait par la puissance, l'ampleur et surtout l'intensité qui se dégage des compositions florales peintes par Séraphine . Si elle rejoint la famille des pientres primitifs par la manière dont on la désigne, sa peinture entre elle aussi dans ce monde étrange du primitivisme. Uhde voit dans ses oeuvres l'expression du primitivisme moderne, c'est-à-dire la puissance de représenter le monde de l'inconscientlibéré de toute école, de tout académisme ou de toute filiation.

Alors que " SERAPHINE ", le film de Martin Provost, est sorti le 1er Octobre 2008, ( voir bas de page ) le Musée Maillol dédie une exposition à Séraphine de Senlis, cette modeste bonne qui, à l'âge de 42 ans, entendit une voix lui commandant de peindre. Ses quelques 80 toiles sont disséminées, notamment au MUSEE D'ART NAÏF DE NICE.

La Fondation Dina Vierny, en possédant 8, a choisi de les dévoiler aux côtés de 9 autres, à l'occasion de cette actualité cinématographique.

C'est son employeur, Wilhem Uhde, qui découvrit le talent caché de cette autodidacte qu'on classe parmi les primitifs. D'origine allemande, fixé en France en 1903, Uhde avait découvert immédiatement le Douanier Rousseau, ainsi que Braque et Picasso, qu'il encourageait et dont il achèta les toiles dès 1905. Il organise des expositions de peintres français modernes à Zurich, à Berlin et à New York. Après sa collection de Cubistes, il se tourne vers les « naïfs ».On lui doit notamment la mise en valeur de Louis Vivin, et biensur celle de Séraphine, dont il découvre la production quasi clandestine, de tendance mystique ; il favorise, par tous les moyens, son travail et la secourt après son internement en 1930. )



Séraphine au Musée Maillol

Le Musée Maillol propose une exposition des œuvres de l’artiste incarnée au cinéma par Yolande Moreau, depuis le 1er octobre 2008 et jusqu’au 5 janvier 2009.

Celle que l’on appelait Séraphine de Senlis, ou Séraphine tout court, était une humble femme de ménage dévorée par l’envie de peindre. Dans la ville de Senlis, l’esthète et collectionneur allemand Wilhelm Uhde découvre le talent et la personnalité de celle qui était sa femme de ménage et l’auteur de compositions florales dont l’intensité ont marqué son "patron". Uhde voit dans ses œuvres l’expression du primitivisme moderne, la représentation d’un monde de l’inconscient libéré de toute école, de tout académisme ou de toute filiation.

Séraphine était autodidacte, elle faisait ses couleurs elle-même. Uhde lui organisa des expositions et la fit entrer dans l’histoire de la peinture moderne. Le musée Maillol possède dans ses collections un fonds important réuni par Dina Vierny des œuvres de Séraphine et propose au public, spectateurs du film ou autres, de découvrir l’œuvre de cette artiste encore relativement méconnue.

INFORMATIONS PRATIQUES :

- Musée Maillol, 61 rue de Grenelle - Paris 7e
- Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés, de 11h à 18h.
- Tél : 01 42 22 59 58
- Métro : Rue du Bac


A voir ensuite

Séraphine ... le film

- Biographie, France, 2h05, 2007

- Réalisé par Martin Provost, scénario de Martin Provost, Marc Abdelnour
- Avec : Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent, Geneviève Mnich, Nico Rogner, Adélaïde Leroux

La vie de Séraphine de Senlis, née en 1864, devenue tour à tour bergère, puis femme de ménage et enfin peintre avant de sombrer dans la folie en 1905.





et en passant ........................PETIT HOMMAGE A UN COLLECTIONNEUR AVERTIT
WILHEM UHDE



WilhelmUhde
Collectionneur et critique d’art, né en 1874 à Friedeberg (Prusse), mort en 1947 à Paris.
D’une famille de magistrats rigoristes, le jeune Uhde fit des études de droit en Prusse. Déprimé, il eut la chance que le médecin lui conseille d’aller en Italie où il eut la révélation de ce que pouvait être la vie puis, plus encore à Paris. Sa bourse s’épuisant, il s’aperçut qu’il pouvait vivre, modestement, en achetant et revendant des œuvres d’art. C’est ainsi qu’il découvrit un tableau de Picasso qu’il présenta à Kahnweiler, Dufy, Braque, le douanier Rousseau dont il organisa la première exposition.
Contraint de rentrer en Allemagne à la déclaration de guerre, sa collection est confisquée par le gouvernement français. À la fin de la guerre, il s’engage dans des mouvements de jeunesse, luttant pour le pacifisme. Il revient en France en 1924 avec son ami, le peintre Helmut Kolle. Sa collection, confisquée, avait été bradée en même temps que celle de Kahnweiler en 1921. Sans moyens pour continuer à soutenir ses amis les peintres dont les prix avaient singulièrement augmenté, il organise d
es expositions et défend les peintres dits « naïfs » et notamment Séraphine et Bauchant. La publication De Bismarck à Picasso en 1938 à Zürich lui vaudra d'être déchu de la citoyenneté allemande sans que la France accepte de lui accorder la citoyenneté française. Son appartement parisien sera pillé par la Gestapo en 1940 ; lui-même parviendra à se cacher, grâce notamment à Jean Cassou vers la fin de l’occupation, et reviendra à Paris dès la fin de 1944.

et bien nous, ...

Séraphine de Senlis :

nous irons voir le film après l'expo...


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