samedi 13 septembre 2008

EXPO CAMILLE VIROT chez GOUDHENFOOF


La Galerie Complément d’Objet

Verre-Terre

Présente l’exposition

Camille Virot

Du 13 septembre au 30 octobre 2008

Les Fiefs – 27 340 MARTOT – Eure

(ouvert de 14h30 à 19h du jeudi au dimanche, entrée gratuite)

tél : 02 35 87 18 25

Pour accéder à la galerie Complément d’objet / Verre Terre : Autoroute A13, prendre la sortie n° 20 (Criquebeuf), puis direction St Pierre les Elbeuf / Elbeuf, au feu tricolore de Martot prendre à gauche, tout droit, sortir du village, la galerie se trouve quelques centaines de mètres plus loin, dans la campagne sur votre droite).


PRESENTATION :
CAMILLE VIROT
Né en 1947, en Franche-Comté.
Formation céramique aux Beaux-Arts de Besançon puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg.
En 1972, ouvre un atelier en Haute Provence et y pratique le Raku.
Depuis 1976, partage son activité entre un travail didactique (stages et interventions dans des écoles d'art ) et la poursuite d'une expression plastique personnelle qui s'appuie sur les données traditionnelles du Raku japonais.
Depuis 1990, associe à la céramique d'autres matériaux. En 1985, crée les "Dossiers d'Argile", publication épisodique consacrée à une réflexion sur la céramique actuelle. Avec l’association ARgile, initiateur d'un programme de rencontre entre céramistes européens et potières africaines (1991-1995), programme soutenu par le Ministère de la Culture ; responsable de l'exposition itinérante "Poterie Nègre".
En 98-99, collaboration avec des artisans maliens pour une création architecturale destinée au Lieu Unique de Nantes (architecte Patrick Bouchain).
Prix spécial de la pièce tournée (Vallauris 1977).
Acquisitions de pièces par les Musées : Villeneuve d’Ascq, Darmstatt (Landesmuseum), Stuttgart (Landesmuseum), Bruxelles (Musée du Cinquantenaire), Gand, Genève (Ariana), FRAC Alsace et Normandie, FNAC Paris, Musée d’art contemporain de Dunkerque.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT SUR LES EDITIONS INCONTOURNABLES

"Dossiers d'Argile"
S'ADRESSER A
:
argile.virot@wanadoo.fr
hameau de Vière
La Rochegiron - 04150 BANON. France .
04 92 73 20 10

vendredi 4 juillet 2008

RICHARD TEXIER

RICHARD TEXIER :

le souffle de l'imaginaire

Après avoir arpenté les quais de Rouen à admirer les plus beaux voiliers, le voyage entre terre et mer peut se poursuivre à l'Hôtel du Département de Seine-Maritime qui présente une grande exposition de l'artiste peintre et sculpteur Richard Texier, inspiré depuis son enfance par le monde maritime.

Univers de Richard Texier

Dans l'univers de Richard Texier, il y a des cartes marines, des archipels, des îles, de gentils monstres comme Cosmos, le Poisson messager et un personnage omniprésent dans ses différentes oeuvres, un étrange bonhomme qui a la tête à la place du coeur. « Perdre la tête pour retrouver la raison, voilà le mot d'ordre, le manifeste du projet, la mission de ce petit homme », souligne Richard Texier.
Pour entrer dans ce monde, l'exposition présente comme un voyage, un parcours découverte des oeuvres récentes de l'artiste de renommée internationale.


Parcours artistique

Le cheminement commence sous les coursives extérieures de l'Hôtel du Département avec une dizaine de sculptures, bestiaire mythique peuplé de créatures hybrides comme Les “guetteurs de vent". Le parcours se poursuit ensuite dans le Grand salon avec une vingtaine de peintures grand format.
Le travail et l'esprit nomade de l'artiste, qui a installé ses ateliers partout dans le monde pour alimenter son inspiration, sont illustrés dans le Petit Salon à travers films et photographies.
Deux parcours jeux permettent aux plus jeunes de participer à ce voyage dans l'imaginaire du peintre et sculpteur.
L'exposition a, par ailleurs, été pensée pour s'adapter à un public mal ou non-voyant avec des légendes traduites en braille et des oeuvres tactiles spécialement recréées.
Enfin l'association Sciences en Seine et Patrimoine proposera des conférences les 11, 16 et 22 septembre à 14 heures.

Tout un programme pour un voyage hors des frontières habituelles... au-delà de l'horizon.






Des envolées vers de nouveaux départs, des histoires de voyages, des errances vers des terres encore inconnues … Richard Texier offre toujours un monde fabuleux, poétique . Entre terre et ciel. Entre mer et cosmos. “Je me vois comme un petit bonhomme qui aurait entrepris de chatouiller le mystère du monde”, dit-il. Et devant nos yeux sétendent des toiles immenses nimbées de rouges et de bleu océan, des sculptures en bronze, sorte de bestiaire mystique et pour mieux connaître l’artiste, des photographies et des films sur Richard Texier.

L’artiste a également créé des parcours pour enfants, et fait rare à noter, un dispositif pour les personnes malvoyantes sera adopté, avec légendes en braille et oeuvres tactiles recrées pour l’occasion.

expo5

"Les Guetteurs de vent "

expo3

"Le Sens de l'Art "-2002 Bronze

expo2

"Cosmos" 2002 Bronze

expo4

"Le Secret des Philosophes" 2002 Bronze

Les trois dernières photos ne sont pas de l'expo de Rouen,mais prises sur le web .

Une vidéo de l'installation de l'expo

expo1

Richard Texier

“Richard Texier”,

Du 2 juillet au 26 septembre 2008
Tous les jours, sauf samedi, dimanche et jours fériés de 9 à 18 heures.
Ouverture exceptionnelle le samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008, pendant les journées Patrimoine.
Entrée libre.

Hôtel du Département
Quai Jean Moulin
76000 Rouen
Tel : 02 35 03 55 55
www.seinemaritime.net

mercredi 14 mai 2008

ARTOTHEQUE DE CAEN

ARTOTHEQUE DE CAEN

L'ARTOTHÈQUE DE CAEN

Depuis sa création, l'Artothèque de Caen favorise la recherche et le développement dans le domaine de la création contemporaine. Elle assure la diffusion des œuvres auprès des publics et dans le même temps, par son action quotidienne de sensibilisation et de formation, elle fait naître au fil des jours de nouveaux amateurs d'art.

Je vous propose de nous y rendre le vendredi 08 août pour y découvrir une exposition de Philippe Godderidge et d'un de ses acolytes, suivi d'une visite de l'atelier de Philippe à Torteval.

Pour mes élèves en Arts Plastiques... et pour tous les curieux ... remercions Claire Tanguy et son équipe (avec qui nous avons déjà fait connaissance, il y a quatre ans lors d'une co-production d'exposition à Yvetot. )

Je vous renvoie donc vers leur site... qui vous permettra de faire connaissance avec le lieu, ses collections, ses expos en cours et à venir, ses éditions, ... mais aussi un très bon cours pour les GRAVEURS, sur LES TECHNIQUES DE L’ESTAMPE, et surtout, pour TOUS MES ELEVES, un très beau diagramme SUR LES COURANTS ARTISTIQUES ... une vue qui vous permettra de situer dans le temps des mouvements que nous sommes amenés à voir. ( Voir onglet : Médiation).


http://www.artotheque-caen.net/index.php?page=2



Vous trouverez dans le fond de l'Artothèque
qui est à la location,
des oeuvres
d'Ernest PIGNON-ERNEST

Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en 1942. Il vit et travaille à Paris.
Autodidacte, Ernest Pignon-Ernest collabore à la compagnie de Théâtre Benedetto de 1968 à 1971.
A partir de la fin des années 60, il produit ses premières interventions publiques en collant des images (dessins ou sérigraphies) sur des supports urbains. Ce sera dès lors la caractérisque propre de son travail.
Éphémères, ses œuvres subissent les intempéries et s'exposent à d'éventuels actes de vandalisme.

Artiste engagé, Pignon-Ernest s'attache à évoquer dans ses interventions les laissés pour compte de la société : exclus, émigrés, sans papiers, expulsés, chômeurs, anonymes.
Il prend position pour le droit à l'avortement (1975), dénonce les conditions de travail des ouvriers (1971) et l'apartheid (1975), les massacres de la commune (1971), ou plus récemment le sida en Afrique du Sud.

Libellés :

mardi 6 mai 2008

EXPOS ETE 2008 EN NORMANDIE

MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
17 mai au 31 août 2008

En perspective,


Giacometti
Rencontre avec 15 artistes contemporains



(Georg Baselitz, Louise Bourgeois, Donald Judd, Alain Kirili, Annette Messager...)

Catalogue avec toutes les œuvres reproduites, 96 pages, Editions Fage, 20 euros - En vente à la librairie du muséeEntrée libre et gratuite, Cabinet des estampes



En 2007, un parc de sculptures a été inauguré au cœur du château de Caen, sous l'égide du musée
des Beaux-Arts. Dans ce contexte, le musée donne une place de choix à la sculpture, en 2008, en consacrant deux expositions à l'œuvre d'Alberto Giacometti, sur la proposition et avec la collaboration de la Fondation Alberto et Annette Giacometti.
En perspective, Giacometti se propose d'explorer un des aspects particuliers de l'œuvre du grand sculpteur : ses rapports avec la contemporanéité, une façon d'exprimer le caractère intemporel et universel du créateur. Autour de thèmes définis par les commissaires scientifiques de l’exposition, Véronique Wiesinger, directrice de la Fondation Giacometti, et Thierry Dufrêne, professeur à l’Université Paris X-Nanterre, les sculptures, peintures, dessins, installations et vidéos de plusieurs grands artistes contemporains entrent en résonance avec une sélection d’œuvres de la Fondation Alberto et Annette Giacometti. Empreintes, mutations, mémoire, objets, fragments, répétition, visions et traversées constituent les thèmes majeurs retenus. Autour d’un ensemble significatif d'œuvres de Giacometti, exceptionnellement prêté par la Fondation Alberto et Annette Giacometti, déployé
dans les vastes salles baignées de lumière du musée des Beaux-Arts, sont présentées des œuvres récentes d’artistes internationalement reconnus comme Georg Baselitz, Michel Blazy, Jean-Pierre Bertrand, Louise Bourgeois, Fischli et Weiss, Antony Gormley, Donald Judd, Alain Kirili, Jannis Kounellis, Annette Messager, Dennis Oppenheim, Gabriel Orozco, Javier Pérez, Sarkis, Emmanuel Saulnier, Joel Shapiro venant de collections publiques et privées.


Catalogue avec toutes les œuvres reproduites et commentées, 330 pages, Editions Fage, 25 euros - En vente à la librairie du musée.Tarifs : 3 et 5 euros - Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous chaque premier dimanche du moi


17 mai au 31 août 2008

Giacometti, Leiris et Iliazd

Portraits gravés

Organisée sur la proposition et avec le concours de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, l'exposition rassemble les gravures que Giacometti réalisa pour Vivantes cendres, innommées de Michel Leiris et pour Sentence sans paroles d'Iliazd, deux recueils de poèmes parus en 1961 comptant parmi les plus importantes contributions de l'artiste au livre illustré d'après-guerre.Évoquant la profonde crise traversée par Leiris et sa tentative de suicide en 1957, les gravures de Vivantes cendres, innommées constituent un remarquable témoignage de l'amitié qui lia l'écrivain et l'artiste. Au cours de ses visites régulières à l'appartement du quai des Grands-Augustins, Giacometti dessine son ami convalescent et porte un regard circulaire sur la chambre, s'attardant sur quelques éléments du décor. Conduit par une exigence impérieuse, il multiplie les portraits de Leiris, le montrant alité, de face ou de profil, et grave plusieurs fois un même motif, le plafond esquissé depuis le lit, le chandelier saisi en gros plan ou encore tel meuble vu en contre-plongée. Cinquante-deux eaux-fortes verront ainsi le jour entre 1957 et 1960 dont treize seront retenues pour l'édition, les autres faisant l'objet d'un tirage plus confidentiel.Quand Iliazd, poète, critique et surtout l'un des grands éditeurs d'art du XXe siècle, lui demande de graver le frontispice de son recueil de sonnets Sentence sans paroles, Giacometti, entreprend de même plusieurs approches successives, croquant sur le vif treize portraits différents de l'auteur. N'ayant gardé qu'une image pour l'édition de 1961, Iliazd décide de réunir les autres dans un portfolio, publié l'année suivante sous les titre Les Douze portraits du célèbre Orbandale.La présentation complète des gravures et des plaques de cuivre de ces deux séries méconnues, provenant toutes de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, est en soi un événement exceptionnel. Elle sera, après l'exposition récente de la Bibliothèque nationale de France, l'occasion de découvrir Giacometti sous un jour nouveau et d'entrer au cœur de sa création graphique.


DANS LE CADRE DE CETTE EXPOSITION,
ET POUR PREPARER CELLE A VENIR AVEC L'ARTISTE BAS-NORMAND PHILIPPE GODERRIGDE


JE VOUS PROPOSE TROIS VISITES
VENDREDI 8 août
- EXPOSITION GIACOMETTI au MUSEE DE CAEN
-EXPOSITION GODDERIDGE à L'ARTOTHEQUE
- VISITE DE L'ATELIER DE PHILIPPE GODDERIDGE à TORTEVAL
et une SOIREE A CAEN

pour voir :
"Un homme parmi les hommes"


Dans le cadre de Caen soirs d'été, le musée des Beaux-Arts propose une projection en plein air, à 22H 30, sur les pelouses du château, de ce documentaire que Jean-Marie Drot consacre à Giacometti.
Accès libre - pas de réservation

samedi 2 février 2008

"La peau est ce qu'il y a de plus profond"

Expo " la peau est ce qu'il y a de plus profond "





Anéén-Genaaid, de Berlinde De Bruyckere (2002) ; Memoria, de Bill Viola (2000)
( Courtesy Galleria Continua, San Gimignano- Beijing; Hauser & Wirth, Zurich-London ; Courtesy James Cohan gall )




TOUCHES PAR LA PEAU



Des chairs roses de Rubens aux pâtes épaisses de Tàpies, l'épiderme est exposé dans tous les sens et sous toutes les coutures à Valenciennes.


La peau. Thème aussi surprenant qu'inédit pour une exposition d'art contemporain. On pouvait en attendre le pire : quelques curiosités artistico-médicales au goût du jour, sur fond de manipulations génétiques... Rien de tel au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, où une centaine d'oeuvres d'artistes contemporains, tels l'Italien Giuseppe Penone, l'Américain Bill Viola, le Belge Jan Fabre ou l'Espagnol Tàpies, cohabitent avec les grands triptyques religieux du XVIIe siècle flamand, les natures mortes hollandaises, ou encore des scènes galantes du XVIIIe siècle français.

Mêler oeuvres contemporaines et collections anciennes n'a rien d'une première. C'est même devenu quasiment une obligation pour la plupart des musées. Presque un poncif. Cette expo mérite pourtant une attention particulière : bien au-delà d'une simple juxtaposition, le visiteur se trouve confronté à un véritable manifeste.

Pourquoi la peau ? Une idée signée Emmanuelle Delapierre, la nouvelle conservatrice du lieu : « La tonalité générale de nos collections d'art ancien est marquée par les chairs abondantes du Flamand Rubens, certes, mais peut-être plus encore par les toiles aux fourmillements moirés du Valenciennois Watteau. Après un XVIIe siècle français rigoriste et cérébral avec des peintres comme Philippe de Champaigne, le siècle des Lumières proposait en effet une approche plus subtile, plus sensible : la touche de peinture devenait apparente. On parlait alors de "caresse du regard". Au XIXe siècle, le sculpteur Carpeaux, autre célébrité de la ville, continua dans cette veine en imprimant à ses plâtres la trace nerveuse de ses doigts. La carnation et l'effleurement comptent ainsi parmi les caractères dominants de notre musée. Il s'agissait, par cette exposition, de les revaloriser. »

Pour donner un titre et une âme à pareille entreprise, une phrase de Paul Valéry fit parfaitement l'affaire : « La peau, c'est ce qu'il y a de plus profond. » La peau comme allégorie des valeurs humanistes. Comme surface de palpitation, d'échange, de connaissance aussi. Exit ici les traitements type tatouage et scarification, jugés trop superficiels.

Parmi les artistes sélectionnés, Giuseppe Penone étire la peau en paysage, Antoni Tàpies l'épaissit comme une pâte à pain prometteuse. En souvenir d'une enfance trouble auprès de parents restaurateurs de tapisseries, Louise Bourgeois, elle, rapetasse et scarifie une tête avec des morceaux de tissus, tandis que le Chinois Huan Zhang inscrit les noms des membres de sa famille sur son visage, jusqu'à disparaître dans l'encre noire au fur et à mesure que celle-ci s'agrandit.

Adeptes des images triviales liées à l'anatomie, les artistes flamands s'ingénient à retourner la peau comme un gant, jusqu'à aboutir au système digestif, motif de prédilection de Patrick Van Caeckenbergh. Quant à Jan Fabre, il imagine une robe en rondelles d'os. Par un renversement vertigineux, c'est alors la charpente qui constitue l'« enveloppe ». Mais c'est avec la main que la peau atteint sa sensibilité maximale. Dans la salle de Carpeaux, l'Américain Robert Morris, les yeux bandés, retrace au doigt les contours de la montagne Sainte-Victoire chère à Cézanne. Suggérant que le toucher tient rôle de regard.

Aucune logique, aucune ligne droite dans ce parcours. Plutôt une approche discontinue, qui s'accorde à merveille avec les accumulations improbables des natures mortes du XVIIe siècle, ces choux nervurés comme des cervelles, ces pelures spiralées des citrons, ces fourrures animales qui frôlent les peaux gluantes des poissons. De manière détournée, en juxtaposant des surfaces diverses, les peintres de l'époque traitaient du drame humain.

De telles confrontations permettent aussi d'établir quantité de correspondances philosophiques. Lorsque l'artiste contemporain Antoni Tàpies affirme que « nous sommes unis à chaque détail, chaque chose, chaque arbre, chaque animal, chaque montagne de la nature », il trouve ici un écho subtil dans les toiles de Rubens : dans les chairs marbrées, le rose indique la présence du sang, tandis que les reflets verts signalent la mort en marche dans chaque corps, des teintes qui parsèment également les paysages et les soieries alentour... Ce grand flux panthéiste sollicite tous les sens et non plus seulement la vue. La métaphore de l'architecte Leon Battista Alberti (1404-1472) selon laquelle le tableau est « une fenêtre ouverte sur le monde » colle mal désormais avec cette peinture tactile, sonore même. Si depuis les Grecs primeur était donnée en Occident au regard - l'homme étant placé dans une situation d'observateur face au monde, donc à l'écart... -, pareille conception ne convient plus à l'art contemporain. Il flirte avec trop de nouvelles disciplines, s'immerge trop fort en elles.

Ainsi, au musée de Valenciennes, l'apologie de la sensation tous azimuts prend valeur de manifeste : elle signe la fin d'un art conceptuel essoufflé, parce que trop cérébral. Le peintre Bruno Carbonnet, qui dans l'exposition s'est emparé du thème de la main et du toucher, le résume par ces mots : « sentir ce qui échappe à la pensée... »

A voir
"La peau est ce qu'il y a de plus profond", jusqu'au 13 mars au musée des Beaux-Arts, bd Watteau, Valenciennes (59). Tous les jours sauf mardi, de 10h à 18h (jeudi jusqu'à 20h). Tél. : 03-27-22-57-20.


Catherine Firmin-Didot

Extrait de Télérama.fr

vendredi 4 janvier 2008

MUSEES DE LA CERAMIQUES EN FRANCE





Installé dans le superbe hôtel d’Hocqueville (XVIIe-XVIIIe siècle), le musée, tout en présentant les plus importants centres faïenciers (Delft, Nevers), est centré sur les splendeurs de la production rouennaise :carreaux de Masséot Abaquesne (XVIe s.), camaïeu bleu de Poterat, décors polychromes et pétillantes chinoiseries de l’époque rocaille, grands services d’apparat et spectaculaires sculptures de faïence.
La collection s’ouvre sur le XIXe siècle et des expositions d’art contemporain lié à la céramique sont régulièrement organisées.


MUSEE MUNICIPAL

Collections Arts décoratifs - Céramique

Conservateur Christine Germain-Donnat

Adresse : 1, rue Fauconou/94, rue Jeanne d’Arc-76000 Rouen

Téléphone 02 35 07 31 74

http://www.rouen-musees.com/




AUTRES MUSEES

Musée national de céramique-Sèvres

www.musee-ceramique-sevres.

Roanne
Limoges
Saint Avit
Art Décoratifs

  • Musée de la céramique méditerranéenne - Saint Quentin La Poterie
  • www.musee-poterie-mediterranee.com

  • Maison de la Faïence - Musée de la Céramique à Desvres
  • www.desvresmuseeum.org

mardi 3 juillet 2007

EXPOS ETE 2007 EN NORMANDIE


EXPOSITIONS A VOIR CET ETE

FECAMP jusqu'au 23 septembre 2007 - Palais Bénédictine

JOAN MIRÓ « Femme et oiseaux»




Cet été 2007 est réservé à un événement tout à fait exceptionnel : plus de cinquante œuvres, spécialement sélectionnées pour l’espace contemporain du Palais Bénédictine, dévoilent le monde fabuleux de Joan Miró.
L’exposition permet de découvrir un autre aspect fécond et original du travail de Miró ; en proposant au visiteur des lithographies, eaux-fortes, huiles sur toile, sur peau de vache, encre sur tissu, des sculptures en bronze et époxy, de la bibliophilie.
Grâce à cette exposition, nous pouvons apprécier la richesse, la variété, la cohérence de ce grand artiste.
INFORMATIONS PRATIQUES
Entrée libre de l’exposition 7 juillet - 2 septembre : 10 h 00 - 18 h 303 septembre - 23 septembre : 10 h 30 - 12 h 30 et 14 h 30 - 18 h 00



ROUEN jusqu'au 26/08/2007 - Musée des Beaux-Arts






Les Mille et une Journées



" miniatures pakistanaises"





Depuis l'ouverture d'un département consacré à la miniature au National College of Art de Lahore, la miniature moghole, en plein essor en Inde au XVIIème siècle, retrouve ses lettres de noblesse. Une génération de femmes formée à cette école s'est imposée depuis les années 90.Elles utilisent la technique du wasli, fabriqué par l'artiste à partir de papier encollé poli, et combinent l'usage de la gouache, de l'aquarelle, de la feuille d'or et d'argent aux techniques du XXème siècle comme l'acrylique et le collage.
Les huit artistes pakistanaises présentent pour la première fois leur art en Europe.



Certaines ont dû s'expatrier pour mener à terme leur démarche artistique, qui traite principalement du contexte historique du sous-continent indien et des tensions qui le traversent : tradition et modernité, statut social de la femme, Orient-Occident.







Exposition ouverte jusqu'au au 26 août 2007, de 10h à 18h - gratuite.



Commissaire de l'exposition, Enrico Mascelloni,



Visites commentées le 26 août à 15h (tarif : 3,80 € + entrée libre)



Gratuit pour les moins de 18 ans et demandeurs d'emploi



Groupes sur rendez-vous.









DEAUVILLE


jusqu'au au dimanche 26 août 2007


C.I.D.




CAMILLE CLAUDEL


Sculptures et témoignages









Si la vie de Camille Claudel n'a été qu'une lutte tourmentée entre ombre et lumière pour assurer sa liberté, nous ne retiendrons aujourd'hui que la lumière incandescente de ses œuvres toutes uniques par leur parfum de sincérité et de spontanéité, l'élégance de la gestuelle de ses figures, la grâce de ses visages aux yeux brûlants et interrogateurs qui scrutent avec effroi le mystère du monde.
Le Centre International Deauville invite tous les amateurs d'art à découvrir une exposition exceptionnelle de plus de 60 œuvres de Camille Claudel.


Les principales sculptures, dessins, fusains et photos, lettres, documents exposés … telles que Les Valses, les Portraits de Rodin ont été rassemblés depuis 40 ans par Reine-Marie Paris, petite-nièce de Camille Claudel.



Informations : 02 31 14 14 14


email@congres-deauville.com
Plein tarif : 9 € - Tarif réduit : 5 €




PONT L'EVEQUE et BEAUMONT EN AUGE Jusqu'au 30 septembre 2007 -




Espace des Dominicaines et Musée Langlois







L'espace culturel et le musée Langlois de Beaumont en Auge proposent cet été une exposition consacrée aux paysages. Ainsi plus de deux cent oeuvres sont présentées dans ces deux lieux pendant trois mois.L'exposition "Paysages" permet de découvrir des oeuvres (peintures, sculptures, gravures, photographies, dessins) du XVe siècle à nos jours par le biais d'artistes tels que Gustave Courbet, Eugène Boudin, Pierre Carron, Leonardo Cremonini, Paul Gauguin, Zao Wou Ki, Marc Mouclier, Pascal Vinardel, Erik Desmazières, Raymond Mason, Camille Pissarro, Alexandre Nozal, Louis Cabat, Piranèse, Sam Szafran, Giacometti, Balthus, Claire Bretecher, René Pétillon, Corot, Zoran Music, Cartier-Bresson et de nombreux autres.Pascal Vinardel, La sortie de la ville, 2007, huile sur toile.Informations pratiques :Horaires en juillet et août :L'espace culturel est ouvert tous les jours de 10h30 à 19h.Le musée Langlois est ouvert du mercredi au dimanche de 15h à 19h.Horaires en septembre :L'espace culturel est ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h.Le musée Langlois est ouvert du vendredi au dimanche de 15h à 18h.



HONFLEUR jusqu'au jusqu'au 2 septembre - Greniers à Sel

" LA MODE FAIT SON CINEMA "


rend elle aussi hommage à Michel Serrault.
Le public peut désormais y découvrir deux costumes de scènes de l'acteur qui viennent s'ajouter à ceux déjà présentés, dont la fameuse robe de Zaza Napoli, dans la pièce de théâtre...


Entrée gratuite - Tous les jours de 10h à 19h